Moskeeën Wallonië
Reconnaissance des mosquées en Région wallone
La Région wallonne (RW) est compétente pour accorder une reconnaissance aux mosquées, également désignées plus spécifiquement sous le terme de “communautés islamiques locales”, sur la base de la recommandation du Conseil Musulman de Belgique (CMB). Cette reconnaissance présente plusieurs avantages, notamment :
– Un soutien financier des provinces pour combler les déficits et participer aux travaux d’entretien.
– Le statut d’établissement public pour la mosquée reconnue, incluant des droits tels que des avantages fiscaux et des devoirs tels que la tutelle et le respect des procédures de marché public.
– La rémunération, par le SPF Justice, d’un à trois imams par mosquée reconnue.
La gestion administrative de la reconnaissance des mosquées est assurée par le Service “Mosquées RW” du CMB. Ce service est chargé de la préparation des demandes de reconnaissance, de l’exercice de la tutelle comptable sur les budgets et comptes, ainsi que de la supervision de la gestion administrative des communautés islamiques locales reconnues, conformément à la législation en vigueur.
Procédure de reconnaissance
(source : https://interieur.wallonie.be/institutionnel/reconnaissance-culte/140322)
- L’organe représentatif agréé (le Conseil Musulman de Belgique) est seul compétent pour introduire, auprès du Gouvernement, une demande de reconnaissance d’une communauté cultuelle locale.
- Toute demande motivée de reconnaissance est accompagnée d’un certain nombre de documents prévus dans la législation :
1° la structure juridique actuelle de la communauté cultuelle locale;
2° un listing des communes de la province qui seront desservies par l’établissement chargé de la gestion du temporel des cultes reconnus;
3° l’identification de toutes les personnes physiques qui exerceront les fonctions de membres du premier organe de l’établissement chargé de la gestion du temporel des cultes reconnus et, pour chacune d’elles, un extrait de casier judiciaire vierge;
4° un extrait de la matrice cadastrale du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte, reprenant le nom et l’adresse du propriétaire actuel, la nature du bien, la section, le numéro parcellaire, l’année de construction, la superficie de la parcelle, le revenu cadastral non indexé;
5° une copie du permis d’urbanisme du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte, délivré spécifiquement dans le cadre de l’activité cultuelle envisagée;
6° un rapport d’architecte ou notaire ou géomètre concernant l’état général du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte, et indiquant notamment la superficie;
7° une copie des contrats d’assurances incendie et responsabilité civile du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte;
8° l’attestation du commandant des pompiers, datée de moins de douze mois par rapport à la date d’introduction de la demande de reconnaissance, sur la conformité aux normes de sécurité en vigueur, du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte;
9° une note signée par les personnes visées au 3° spécifiant la nature des droits réels, sur le bâtiment ou les bâtiments utilisés comme lieu de culte, dont disposera l’établissement chargé de la gestion du temporel des cultes reconnus ainsi que tout document probant, ou à défaut, lorsque le bâtiment ou les bâtiments utilisés comme lieu de culte n’appartiennent pas à un pouvoir public, une copie de la convention d’utilisation du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte conclue avec le propriétaire;
10° une note signée par les personnes visées au 3° confirmant l’adéquation de la superficie du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte au regard du nombre réel de membres de la communauté cultuelle locale;
11° une note signée par les personnes visées au 3° contenant une projection du nombre de membres de la communauté cultuelle locale au cours des six prochaines années et, en cas d’insuffisance de la superficie du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte, au regard de la progression attendue de la communauté cultuelle locale, les solutions envisagées pour y faire face;
12° une déclaration écrite par laquelle les personnes visées au 3° dont le ou les ministres du culte s’engagent à respecter la législation sur l’emploi des langues en matière administrative;
13° pour les personnes visées au 3° dont le ou les Ministres du culte, une déclaration sur l’honneur, dûment signée par chacun d’entre eux et attestant qu’ils s’engagent à :
- a) respecter la Constitution, la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’ensemble des législations existantes;
- b) ne pas collaborer à des actes contraires à la Constitution, à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et aux législations existantes;
- c) déployer les efforts nécessaires à ce que la communauté cultuelle locale dont elles sont membres ne soit pas associée à des propos ou à des actes contraires à la Constitution et à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.”;
14° un état détaillé de la situation patrimoniale (patrimoine financier, patrimoine immobilier – le dossier titre -,…);
15° les budgets et comptes des trois dernières années de la structure juridique reprise au 1°;
16° une projection budgétaire à trois ans, sincère et réaliste, basée sur des éléments objectifs, notamment sur l’état patrimonial et qui concrétisera la progression attendue de la communauté cultuelle locale;
17° l’attestation d’enregistrement visée à l’article 17, portant une date antérieure d’au minimum trois années par rapport à la date de demande de reconnaissance visée à l’article 3;
18° tout autre document estimé pertinent par l’organe représentatif agréé.
- Dès réception du dossier complet, l’administration transmet une copie de celui-ci, pour les établissements chargés de la gestion du temporel des cultes reconnus, et financés au niveau communal, à la commune ou aux communes concernées, et pour les établissements chargés de la gestion du temporel des cultes reconnus, et financés au niveau provincial, à la province concernée.
- Dans les soixante jours (prorogeable) suivant la réception de la copie du dossier, le conseil communal de la ou des communes concernées, pour les établissements chargés de la gestion du temporel des cultes reconnus, et financés au niveau communal, ou le conseil provincial de la province concernée, pour les établissements chargés de la gestion du temporel des cultes reconnus, et financés au niveau provincial, transmet son avis. L’avis est accompagné d’un rapport sur l’état du bâtiment ou des bâtiments utilisés comme lieu de culte. A défaut de transmission de l’avis dans le délai, la procédure se poursuit.
- Dès réception de l’avis, l’administration transmet une copie du dossier complet au ministre de la Justice qui statue dans un délai de quatre mois.
- L’administration débute ensuite l’instruction de la demande. A l’issue de celle-ci, l’administration rédige un rapport de synthèse à l’attention du Gouvernement. Ce rapport comporte les renseignements et éléments recueillis en cours d’instruction et contient l’avis de l’administration.
- Le Gouvernement évalue la demande de reconnaissance sur base des critères suivants :
- l’existence d’un lieu de culte conforme à l’usage auquel il est destiné et adapté à la taille de la communauté de fidèles ;
- l’existence d’une structure juridique adaptée au statut public sollicité et répondant à des obligations légales ;
- le respect, par les membres des organes de gestion de l’établissement cultuel dont le ou les ministres du culte, des valeurs démocratiques ainsi que la démonstration de leur capacité de gestion administrative et financière ;
- le respect, par l’ensemble des fidèles, des valeurs démocratiques.
- La décision du Gouvernement est notifiée à l’organe représentatif agréé, à la structure juridique de la communauté de fidèles, au ministre de la Justice, et pour les établissements chargés de la gestion du temporel des cultes reconnus, et financés au niveau communal, à la commune ou aux communes concernées et au Gouverneur de la province concernée, et pour les établissements chargés de la gestion du temporel des cultes reconnus, et financés au niveau provincial, à la province concernée.
- La décision du Gouvernement est publiée par extrait au Moniteur belge.
Références légales :
La législation relative à la reconnaissance en tant que communauté cultuelle locale est disponible dans la bibliothèque de documents du portail des Pouvoirs locaux de la Wallonie.
Bulletin d'information
Les dernières nouvelles directement dans votre inbox
Mosquées reconnues en Région wallone
1) Abou-Bakr :
Rue des Récollets, 27
7500 Tournai
2) Aksemsettin Cami :
Avenue Castiaux, 80
7390 Quaregnon
3) Alaaddin Camii :
Rue de la Providence, 36
6030 Marchienne-au-Pont
4) Al Fath :
Rue du Moulin, 20
7012 Jemappes-Flenu
5) Culture Dernegi :
Rue de Marcinelle, 112
6010 Couillet
6) Arrahma :
Rue du Chatelet, 52
6030 Marchienne-au-Pont
7) Arrahmane :
Rue Aloïs Den Reep, 42
7700 Mouscron
8) Assahaba :
Rue de Hodimont, 244
4800 Verviers
9) Assalam :
Avenue des Combattants, 169
1490 Court-Saint-Etienne
10) Association Culturelle Turque :
Rue d’Assenois, 20
6600 Bastogne
11) FATIH (Association Mosquée Culture Turque) :
Rue de l’Étang Derbaix, 55
7033 Cuesmes
12) At-Touba :
Rue du Bois de Lobbes, 30
6060 Gilly
13) Barbaros Hayrettin Pasa Camii :
Rue Martin Legros, 49,
4960 Malmedy
14) Aksemsettin Camii (Belegny) :
Rue de l’Institut, 3
4670 Blegny
15) Ebu Bekir Cami :
Rue de Chièvres, 1
7350 Hensies
16) Emir Abdelkader :
Rue du Temple, 7
7340 Colfontaine-Paturage
17) Ennour :
Rue de Faye, 202
6070 Chatelineau
18) Attaoubah :
Rue des Frères Lefort, 24
1480 Tubize
19) Sultan Camii :
Grande Rue, 82
7170 Manage-la-Hastre
20) Eyyup Sultan :
Rue de Bohémont 5
6880 Bertrix
21) Fatih :
Rue de Tilleur, 140
4420 Saint-Nicolas
22) Haxhi Zeka :
Rue Courtenay, 8
5000 Namur
23) Turk Kultur Merkezi :
Place des Volontaires de 1830, 32A
4040 Herstal
24) Hatice Camii :
Rue Pige au Croly, 39
6000 Charleroi
25) Hz Omer Cami :
Rue Haute, 21
7350 Hensies
26) Imami Azam Camii :
Rue du Monciat, 110
6240 Farciennes
27) Mosquée de La Paix :
Rue Henri Pauwels, 6
1400 Nivelles
28) Masjid Al Imane :
Rue du Commandant Lemaire, 159
7033 Cuesmes
29) Merkez Camii :
Rue de Rewé, 2
4000 Liège
30) Mevlana Cami :
Rue du Fort, 98
4621 Retinne
31) Mevlana Camii (Union de l’Islam) :
Rue de Trazegnies, 4
6031 Monceau-sur-Sambre
32) Mimar Sinan :
Rue de Visé, 129
4602 Cheratte
33) Mosquée de Virton :
Rue Albert 1er, 3
6760 Virton
34) Salam :
Rue Marie-Henriette, 9
5000 Namur
35) Tarek Ben Ziad :
Route Provinciale, 51
1300 Wavre
36) Ulu Camii :
Rue Thiers des Corbeaux, 14
6900 Marche-en-Famenne
37) Orhan Gazi Camii :
Rue de Messieurs, 18
4800 Verviers
38) Yavuz Sultan Selim :
Rue Emile Urbain 208
7100 La Louvière
Coordonnées:
Service « Mosquées en Région wallonne »
Conseil Musulman de Belgique
Rue la Loi 23 – 1040 Bruxelles
Tél : 02/214.20.21
Mails : service.mosquees@cmb-mrb.be et mosquees.imams@cmb-mrb.be

Contact
+000123456789
info@cmb-mrb.be
© 2024 Moslimraad van België – Conseil Musulman de Belgique | Alle rechten voorbehouden | Website ontworpen door Webdesignvoorzelfstandigen.be